21 juin 2009
"C'est à l'endroit où l'eau est la plus profonde qu'elle est le plus calme."
William Shakespeare, Songe d'une nuit d'été.
Impossible d'ignorer qu'en ce jour, nous célébrons le solstice d'été. Les anciennes le nommaient Litha, ou Midsummer.
Jour le plus long de l'année, nuit la plus courte, mince frontière entre le monde de l'humain et le monde féérique.
Difficile de rester connectée avec la nature et les élémenteaux quand tout n'est que ville, bruit et pollution autour de nous. Alors, il faut aménager les rituels et en garder l'esprit.
Entendre un coucou au réveil porte malheur ... Entendre de marteaux piqueurs au réveil porte malheur (ou au moins, vous promet une journée pourrie et bruyante).
Cueillir des fleurs dans son jardin au lever du soleil ... Faire un tour chez le fleuriste et s'offrir un beau bouquet.
Danser nue dans le jardin à la nuit tombée ... Si je reste dans mon appartement, ça c'est faisable.
Préparer des grillades ... Acheter un poulet grillé au marché.
Hydromel ... Frontignan.
Allumer un feu. Sauter par dessus ... Allumer des bougies. Danser autour.
Déguster les fruits et légumes récoltés au jardin ... Aller chez le primeur bio du centre ville.
Jeter au feu le symbole de ce qui freine votre épanouissement ... Un briquet, une bougie et voilà !
Un bon dvd peut compléter la soirée.
"A midsummer night's dream"
... Et en bonus redécouvrir le charme de Christian Bale ...
En fait, avec un peu d'imagination et beaucoup d'astuces, il est facile de célébrer l'été comme il se doit. Remercier le soleil qui nous donne cette force, les fées qui veillent sur nous, laisser derrière soi les boulets qui entravent nos chevilles, avancer.
C’est le moment de réaliser vos rêves et de rendre votre vie meilleure.
13 juin 2009
Chut
Comme je n'ai plus 20 ans, il me faut au moins une journée pour me remettre après une petite soirée en boîte ... je me suis donc trainée comme une loque toute la journée ... pathétique, hein ... et comme je me lève tôt demain pour la grande brocante Emmaus, porte de Versailles, je vais me coucher avant d'avoir pu rattraper mon retard en écriture de billets pour ce blog ...
Mais c'est promis, je me ferai pardonner dès la semaine prochaine !
Bon weekend à toutes et à tous !
26 mai 2009
"But if you never try you'll never know just what you're worth"
Coldplay.
Je fais des progrès.
Infimes, mais des progrès tout de même.
Je participe à un atelier d'écriture.
Je suis mon premier cours de dessin.
Je ressors mon matériel de scrap. Je fais tirer mes photos en retard. Je les étale sur la table basse.
J'ai préalablement rangé la table basse.
Je mange des haricots verts.
Je me tartine de crème solaire.
Je fais des efforts.
Mais au coin de chaque effort peut se cacher un piège.
Une vieille habitude qui me rattrape ...
pourquoi s'arrêter à un seul carré de chocolat ?
Un bon souvenir qui me rend nostalgique ...
31 décembre 2007, 3 filles plus déesses que jamais !
Des projets jamais aboutis ...
un canard curieux, une boîte à dispute, des bijoux qui se vendent, une librairie à mon compte, un salon bien rangé ...
Voilà.
Chaque jour est une lutte.
Alors je me gorge de ces bonheurs fugaces, j'engrange pour plus tard, pour les jours de pluie, de tristesse et de doute.
Comme les losers de Glee je veux être douée pour quelque chose.
Jamais je ne vais sans musique.
Jamais je ne cesse d'espérer.
17 mai 2009
"Le monde aurait pu être simple comme le ciel et la mer."
André Malraux.
Les jours ont passé depuis mon retour pourtant chaque matin je rêve que je m'éveille à Kerlaz. J'échangerais sans sourciller la vue sur l'immeuble en construction de l'autre côté de la rue contre la mer, les vagues et les lumières changeantes de ce coin de Bretagne ...
Moi qui ne peut dormir que dans le silence (ou avec des bouchons d'oreilles), me voilà m'endormant bercée par le bruit des vagues. Car oui, je peux entendre la mer depuis ma chambre, pourtant à plus de 20 minutes de marche de la maison ... à l'aller en descente, les 20 minutes, hein, parce qu'au retour, dans la montée, c'est une autre histoire ...
La semaine fut bonne, le temps jouant en notre faveur, la pluie n'arrivant jamais avant notre retour à l'abri ...
De bons souvenirs me sont revenus, nos promenades à Locronan, par exemple et le plaisir de retrouver la savonnerie là où je l'avais laissée ...
Mais surtout la mer.
Les couleurs, les parfums, le bruit, les coquillages sur la plage, mes pieds sur le sable, mes pieds dans l'eau, mes pieds un peu gelés sortant de l'eau ...
La lumière ...
Ces images remplissent mon quotidien.
Pour ne pas oublier que le paradis existe sur cette Terre. Pas si loin de nous. De moi.
Le bonheur est à portée de main !
19 avril 2009
"Protège moi de mes désirs..."
Placebo.
Cette année personne ne m'a souhaité mon anniversaire en avance. Pas de malchance supplémentaire à l'horizon, donc, l'année à venir pourrait ne pas être pire que l'année passée. Souviens toi des moments divins.
Ouf.
En même temps, ceux là ne me l'on finalement pas souhaité du tout, me laissant perplexe. Il nous reste tout une vie pour pleurer.
Peut-on compter son bonheur au nombre des gens qui vous souhaitent votre anniversaire ?
Car maintenant nous sommes tout seul.
Je suis mal barrée. Les pensées qui glacent la raison.
J'ai mal aux dents, aussi. Aucun rapport cela dit. C'est le malaise du moment.
Protect me from ...
18 avril 2009
"Impossible de vous dire mon âge, il change tout le temps."
Alphonse Allais.
Passé l'âge des bougies, il reste le plaisir du gâteau, le papier froissé des cadeaux déballés, les bulles de champagne.
Passé l'âge des soirées endiablées, il reste la grasse matinée, la journée à cocooner, le diner en famille.
Passé l'âge des illusions, il reste les certitudes, les déceptions et quelques amis.
Et le caramel au beurre salé ...
02 avril 2009
"Les curieux sont toujours dupes de leur curiosité. Ils expliquent tout et ne comprennent rien."
Georges Bernanos.
J'étais curieuse de voir Julia Roberts revenir au cinéma, qui plus est aux côtés du beau talentueux Clive Owen. Impatiente d'aller voir cette romance sur fond d'espionnage.
Mais malgré toutes les bonnes critiques, je dois avouer que je n'ai pas aimé Duplicity.
Trop long.
Trop prévisible.
Trop "tout ça pour ça".
Bref, cette histoire d'espionnage industriel dans le milieu cosmétique ne m'a pas passionnée, ni tenue en haleine pour savoir qui dupe qui. La gueguerre entre les deux grands patrons rivaux n'a que peu d'intérêt, mais prend beaucoup de place à l'écran. Le jeu du chat et de la souris entre le héros et l'héroïne est censé nous déstabiliser. Elle m'a plutôt ennuyée.
Comme quoi, Télérama n'a pas toujours raison, côté culture ...
28 mars 2009
"Chaque année, le rossignol revêt des plumes neuves, mais il garde sa chanson."
Frédéric Mistral.
J'aime bien les cadeaux de ma tante. Elle n'a pas besoin de liste pour trouver une bonne idée. Dernier exemple en date : l'atelier de mosaïque du Louvre. Avant, je n'imaginais même pas que les musées faisaient des ateliers. Belle découverte ... que je m'en vais de ce pas partager avec vous.
Rendez vous donc à l'accueil groupe du musée, après avoir traversé le hall sous la pyramide. J'aime bien cette architecture. J'aime moins l'effet caisse de résonnance, avec tous les visiteurs, et pire, dans l'espace groupe ... des groupes entiers d'enfants, d'ado et de profs incapables de faire taire tout ce monde. Ce n'est pas (vraiment) un reproche. Juste une amère constatation émise par une phobique des bruits.
Passons.
Passons aussi sur le fait que je sois arrivée 45 minutes en avance et le prof 45 minutes en retard, pour ceux qui n'aiment pas les maths, ça signifie donc 1h30 d'attente, dans le bruit. J'ai fini par sortir mes bouchons d'oreilles et réaliser, pauvre de moi, que ces bouchons étaient des "spécial concert", vous savez ceux qui étouffent les basses et laissent passer le reste. Or, les enfants n'ont pas vraiment une voix de basse ...
Bref.
Première journée : la théorie.
Un peu long mais intéressant de découvrir l'histoire de la mosaïque et des exemples de par le monde.
Et une soudaine envie de retourner à Ravenne, ville italienne "mondialement réputée pour ses monuments de style byzantin qui possèdent un ensemble incomparable de mosaïques du Haut Moyen Âge " dixit Wikipedia ...
Deuxième journée : la pratique.
En avant les martelines, cassons de la mosaïque !!
Sauf qu'il ne suffit pas de casser, comme ça, des tas de morceaux de couleurs, il faut aussi penser au motif à réaliser. Pour moi, un oiseau.
Recopier le modèle sur un papier glacé, avec un feutre à l'eau, pour pouvoir le transférer sur la base en bois dans l'après midi.
Casser, casser, casser, des rectangles, des triangles, des trapèzes ... ni trop petits ni trop grands ... garder les tesselles ainsi obtenues bien séparés par couleur.
Préparer le modèle en posant les tesselles adéquates sur le modèle de papier.
Remplir le support de bois avec l'enduit, habile mélange de sable, de chaux et de ciment. Ok, c'est le prof qui a préparé l'enduit pour tout le groupe, mais c'est moi qui l'ai étalé dans mon cadre en bois, qui l'ai aplati et lissé.
Le modèle sur papier glacé est posé à l'envers sur l'enduit, le feutre par un effet transfert s'est imprimé dessus, il ne reste plus qu'à poser les tesselles sur le modèle en les enfonçant à moitié dans l'enduit.
Tadam !
Voilà mon oeuvre, à vrai dire, je suis plutôt contente du résultat, pour un premier essai, on voit que c'est un oiseau, non ?
Alors si vous disposez de deux jours rien qu'à vous, je vous recommande vivement ce stage, laissez vous guider par les conseils du professeur Marzi.
Plus d'infos sur le site du musée du Louvre ici
24 mars 2009
"La nature nous a fait frivoles pour nous consoler de nos misères."
Voltaire.
Presque trois semaines sans rien écrire, pourtant ce ne sont pas les brouillons qui manquent, mais rien de vraiment pertinent.
J'ai rempli mes journées de frivolités, histoire de ne pas penser à mon avenir professionnel ... mais même les frivolités peuvent réserver des surprises plus ou moins bonnes ...
J'ai chiné dans des brocantes paroissiales, des brocantes sur des parkings de centres commerciaux, je suis même allée jusqu'à Ris Orangis (1H30 de transport, en dehors de ma zone Navigo, bien sûr) pour découvrir que de brocante il n'y avait point ... ô rage ô désespoir, heureusement j'avais des biscuits pour faire office de déjeuner ...
J'ai étrenné mes chaussures vertes achetées en solde et après moins d'une heure, j'ai eu mal au talon, après moins d'une demi journée, très mal au talon, et je suis rentrée chez moi en jurant sur mon collier de perles de ne plus jamais porter ses chaussures.
J'ai flâné à la Grande épicerie de Paris, face au Bon Marché, et fais quelques emplettes ... de la crème de Speculoos (mais la consistance est bizarre, un peu pâteuse, pas assez onctueuse à mon goût), du sucre goût barbe à papa (goût méga chimique, je suis super déçue) ... mais au détour d'une allée ... des Flakes ... enfin j'ai trouvé des Flakes !
Je vous imagine devant votre écran, le regard affolé, vous demandant mais de quoi parle-t-elle ?
Les flakes sont une spécialité anglaise, que j'ai découvert précisément à Londres, plus précisément encore après avoir visité le Shakespeare Globe theatre avec ma mère. Une glace au bord de la Tamise, avec dans le cône une barre de chocolat, que dis-je un délice, un régal, une expérience culinaire unique ...
Je suis allée au salon du livre, parce que libraire c'est mon métier, parce que j'ai arrêté trois ans pour reprendre mes études mais qu'en fait, un métier, ça ne se quitte pas si facilement, ça vous colle au coeur, et c'est là que je me sens à ma place ... sauf que tous ces livres, dans toutes ses allées, ça m'a donné le vertige. Pourrais-je revenir dans le métier ? Serais-je à la hauteur ?
J'ai arrêté puis repris ce roman que j'écris par intermittence depuis quatre ans.
J'ai fait du gâteau de semoule un peu chimique, du gâteau au chocolat un peu gras, de la quiche aux courgettes un peu fade, des makis pas très beaux ... mais je persiste et je change de recette pour faire un nouveau gâteau au chocolat demain.
J'ai regardé beaucoup, beaucoup, beaucoup de séries télé, parfois même en VO pas toujours bien sous titrées.
J'ai aussi découvert le Wwofing, mais ça je vous en parlerais plus en détail un prochaine fois !
06 mars 2009
"Que vois-tu quand tes paupières se closent ?"
JJ Goldman.
Une fois par an, je peux à nouveau entendre cette voix qui a bercé mon adolescence.
Celui qui semblait connaître ma vie si bien que dans chaque mot de chacune de ses chansons je pouvais m'entendre.
Chaque année je regarde les Enfoirés chanter pour ceux qui n'ont rien.
En espérant ne jamais avoir besoin de leurs services.
En espérant que plus personne n'ait besoin d'eux ...
Chaque année l'espoir et les illusions.
Alors dans le contexte et les doutes de ce monde, je m'accroche à cette voix. Je laisse mes rêves d'ado refaire surface. Et mon coeur se gonfler de tous les possibles qui s'offrent à moi.


















